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PETITE HISTOIRE DU SEXTOY

Publié par SoieFeline dans Historique le mercredi 01 septembre 2010 à 17h27

olisbo texte
bandeau gode

 

 

                         

                           Petite Histoire du Godemiché.

 

 

Epoque préhistorique :

 

Cet objet et les actes qui lui sont liés ne sont pas nouveaux dans notre société et cela remonte à plusieurs siècles.

 On pense même que cela remonte à l’origine de l’homme, nous retrouvons des traces de cette invention à la préhistoire :

Des archéologues allemands ont découvert lors d’une fouille sur un site près d’Ulm, les fragments d’un objet étrange long de 20 cm qui une fois reconstitué ne laisse guère de doute sur sa forme phallique. Ce godemiché serait l’un des plus vieux du monde  estimé à près de 30 000 ans.

Il est vrai qu’à cette période, cet objet devait  vraisemblablement être plus un objet de culte de la virilité qu’un sextoy. La sexualité étant plus a l’état d’accouplement animal.

Ensuite d’autres découvertes en Asie mineure et en Grèce.

 

A cette époque préhistorique, les sextoys (phallus) étaient réalisés en pierre (jade), ou le plus souvent en bois (l’ébène) a l’image de leurs divinités.

 

L’olisbo était le père de notre sextoy, d’aujourd’hui.  A l’époque ou l’homme se déplaçait beaucoup et longtemps, les marins, les guerriers les offraient souvent à leurs femmes, afin de combler leurs absences et cela devait les rassurer quand a leurs éventuelles infidélités.

 

On sait qu’il était très souvent utilisé par les hommes et on constate une régression de la pensée qui a poussé l’opinion public à réserver cet outil de plaisir à la femme.

 

Le nom « godemichet » tirerait son nom de « Gaude mihi » qui signifiait en latin médiéval chez les romains « réjouis-moi ».Ils ont alors évolué pour être en bronze, en céramique ou en ivoire (et gagne ses galons en étant élevé au rang d’objet d’art selon la matière).

 

Une Asie d’avant garde :

 

Kamasutra composé de « kama » (Dieu, hindou associé au désir, et plus particulièrement au désir amoureux) et de « Sutra » (aphorisme) dont littéralement (les aphorismes du désir).

C’est le plus ancien, des textes indiens faisant déjà depuis 3000 ans avant JC, l’apologie de la sexualité libérée et décomplexée. On peut y lire des conseils préconisant l’utilisation d’objets afin d’améliorer le rapport sexuel.

 

Toujours en Asie qui élève le sexe au rang de plaisirs, les femmes chinoises s’essaient a des godes souples (gomme et résine).

 

Au Japon, on retrouve la trace du premier sextoy au 8ème siècle.

Une légende raconte qu’un amant trop âgé offre à l’impératrice « Shotoku », un godemichet pour pouvoir la combler.

 

Moyen – Age en Asie :

 

Par la suite, durant le moyen-âge et tardivement jusqu’au 19 siècle, les japonais offrent à leur épouse une pierre enveloppée de soie, nommée « objet d’absence »afin de leur rappeler leur fidélité. Il faut reconnaître  que l’usage est alors dévié.

 

La Renaissance :

 

 A cette époque, le terme « olisbo » (phallus artificiel) disparaît et on parle d’un « passatempo », (passetemps) ou de « diletto (délice), d’où viendra d’ailleurs le terme aujourd’hui employé encore de nos jour « dildo » (gode en anglais).

 

L’objet devient alors à la mode et il est courant que chaque dame de la cour ait cet objet chez elle dans son coffre. Ronsard reprochera même dans un sonnet à sa maîtresse Hélène, de le repousser préférant «  sa main ou son  godemiché ».

Il est surprenant de voir que déjà apparaisse des  artisans fabriquant  des godemichés sur mesure.

 

A cette période en France comme en Italie, le sextoy subit de grandes évolutions. Les inventeurs tentent de rapprocher l’objet de la réalité. On voit apparaître des godes a réservoirs en verre que l’on remplissait d’eau chaude.

 

Epoque victorienne

 

En 1869, Georges Taylor invente, le 1er vibromasseur médicalisé à vapeur qui se nomme alors «  le vibrateur », mais son appareil est très encombrant.

Au début on s’en sert pour calmer les douleurs musculaires, mais bien vite il dérivera et deviendra un remède contre l’hystérie féminine. On passait alors l’objet  sur tout le corps de la malade, insistant sur la vulve. Le rituel avait pour but de provoquer un orgasme clitoridien et de calmer ainsi la patiente.

 

En même temps un autre modèle fait son apparition, un vibrateur manuel mécanisé. C’est une manivelle qui  fait tourner un disque légèrement décentré, qui permet la production de vibrations sur une tige caoutchoutée.

 

 En 1883, cette pratique se démocratise et le Dr Joseph  Mortimer invente le 1er vibromasseur  électro-mécanique  qui a pour but de faciliter l’orgasme médicalisé et soigner ainsi l’hystérie (perçue depuis l’antiquité comme conséquences d’insatisfactions d’origines sexuelles).

En 1900, une équipe de médecins expose sa collection de vibromasseurs à l’Exposition Universelle de Paris. A vapeur, électrique et à essence.

 

De 1915 a nos jours :

 

De 1915 a 1960 : Cet objet devient tabou car il quitte le cabinet médical pour entrer dans le cinéma pornographique et il est réservé aux maisons closes ou sexshops. Il acquière alors une réputation dérangeante et a l’étiquette d’interdit et de sordide.

 

1918 - On assiste à la première vente de cet objet sur un célèbre catalogue de ventes à distance américaine (l’entreprise Sears Roebuck ), qui existe encore de nos jours.

 

 

1970 –  Les vibromasseurs arrivent dans la publicité et les féministes revendiquent leurs utilisations.

 

Le sextoy est alors un objet à trois  facettes. Symbole de la perversité, mais aussi objet de la libération de la femme et objet d’Art.

C’est sans doute de ce paradoxe que nait aujourd’hui, un essor sans précédent pour le sextoy sous toutes ses formes.

 

Aujourd’hui le sextoy  apparait comme un phénomène de mode qui accompagne la libération de la femme et celui des mœurs.

On l’élève même au rang d’Art en l’exposant dans la boutique du « Moma à New York » ou au rang de Bijoux comme   l’a fait le célèbre joaillier Jean François Tokars de la place Vendôme a Paris en créant et commercialisant le sextoy le plus cher du monde (40 000 €) en OR 18 Carats serti de 117  diamants véritables.

 

Regardez comme il est facile de s’en procurer un par un clic ne serait ce que ici sur mon site. On organise des  soirées sextoys dans les boites de nuit et des groupes de vente à domicile apparaissent comme on le faisait avec certaine boîtes en plastique bien connus…Le sextoy se banalise au point même d’être vendu en Angleterre dans les supermarchés.

On constate aujourd’hui une augmentation de 20% des sextoys chaque année.

 

Evoluons-nous dans le bon sens?

 

En aurons nous un dans chaque foyers d’ici quelques années ?. Hypothèse envisageable.

 

Est ce un objet de plaisir en solitaire qui nous éloigne du partenaire ou est ce un objet qui deviendra un plus dans le couple pour pimenter son désir…Là est la questions..

 

 

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